Qui, mieux que Djamchid Chemirani et ses deux fils Keyvan et Bijane, aurait pu se permettre d'oser un trio pour percussions persanes sans flirter avec l'austérité ou l'élitisme ?
De père à fils, de maître à élève la tradition se perpétue depuis l'enfance dans la famille Chemirani.
Les deux frères possèdent rapidement leur art ; musiciens prolifiques et curieux, chacun s'investit à la fois dans des travaux personnels et des collaborations fructueuses. Puis l'on se retrouve, en famille, les idées se partagent, on confronte les expériences, les innovations ...
Tout en puisant dans la poésie persane (dont s'inspirent les rythmes traditionnels), les Chemirani composent et développent des formes modernes où l'accent est mis sur les polyrythmies et sur la multiplicité des sons ; le trio dévoile à son auditoire les possibilités infinies des percussions persanes.
La parfaite concision du langage, la vertigineuse circulation du dialogue, la variation infinie du toucher conjuguées avec une complicité hors du commun, font de cette formation une réussite scénique et discographique complète.
Sélection discographique
- Tchechmech, Emouvance/Harmonia Mundi, 2004
- Qalam kar, Iris Music, 2002
Quelques concerts
- 2008, Festival « Au Fil des Voix, Paris
- 2008 Musica Viva Festiva, Munich, Allemagne
- 2007, Big Bang Festival, Pays Bas
- 2006, Festival « Bouche à Oreilles », Parthenay, France
- 2006, Le Séchoir, Saint Leu, La Réunion
- 2006, Osterfestival, Innsbrück, Autriche
- 2005, Festival de Nouakchott, Mauritanie
- 2004, Fondation Royaumont, France, création « Le rythme de la parole ».
- 2003, La Passerelle, Saint Brieuc, France
- 2001, Festival Africolor, Saint Denis, France
- 2001, Bâle, Suisse
- 2003, Venise, Italie
- 2001, Sao Polo, Brésil
- WOMAD, Australie
- .../...
Djamchid Chemirani
Né à Téhéran en 1942, Djamchid Chemirani étudie le zarb dès l'âge de 8 ans, sous la direction du grand Maître Hossein Téhérâni. Très vite, il devient son meilleur disciple et quitte l'Iran en 1961 pour poursuivre des études d'ethnomusicologie à la Sorbonne. Auteur d'une thèse sur la musique traditionnelle iranienne, ironie du sort, il perd l'unique copie dans un train. Cette mésaventure le tournera définitivement vers une carrière de soliste où il révèlera la beauté encore inconnue en Occident de la musique traditionnelle iranienne. Science approfondie des rythmes, technique stupéfiante, Djamchid possède les qualités à un degré exceptionnel. Maître incontesté de l'instrument, il se produit dans le monde entier auprès des plus grands chanteurs (Mohamad Reza Shadjarian, Parissa...) et des plus grand maîtres iraniens (Daryoush Tala'i, H. Alizadeh, H. Omoumie, M. Musavi, ...). Il a aussi travaillé pour la danse (ballets de M. Béjart, Carolyn Carlson), pour le théâtre (il participe au fameux Mahabaharata de Peter Brook) et pour le cinéma.
Keyvan Chemirani
Keyvan commence à apprendre la zarb à 13 ans auprès de son père assimilant rapidement la technique et le savoir traditionnel. Jusqu'en 1989, il suit parallèlement des études de mathématiques jusqu'en maîtrise et entame une carrière internationale en tant que soliste et accompagnateur. Il joue aussi du udu, une cruche en terre utilisée en Orient et en Afrique, ainsi que du bendir et du riqq, deux percussions méditerranéennes. Il donne de nombreux concerts avec différentes formations traditionnelles : Hassan Tabar (musique persane), l'Ensemble Méditerranéen dirigé par Pedro Aledo, l'Ensemble Ross Daly (musique grecque), le trio Eric Marchand avec Thierry Robin et se produit également avec des formations de jazz, de musique contemporaine ou improvisée : le trio Alazar avec Carlo Rizzo et Michel Montanaro, Jean marie Machado, le quartet « Chant du monde » avec J. M. Padovani et le guitariste flamenco Juan Carmona.




